PANAFRICANISME ET NÉOCOLONIALISME EN AFRIQUE INDÉPENDANTE

INTRODUCTION                 

En Afrique comme partout dans le monde, la colonisation a réduit l’Homme au spectre, déterminer à exploiter les richesses dont regorgeait le continent africain. Ils usaient de toutes formes de stratagèmes pour parvenir à leurs fins. C’est dans cette mouvance que les leaders africains vont se réunir pour faire face à cette domination occidentale qui, jusqu’à nos jours se présente sous plusieurs formes à savoir le néocolonialisme et ses dérivées. C’est dans ce cadre que se situe notre devoir qui porte sur le panafricanisme et le néocolonialisme en Afrique indépendante. A cet effet, nous nous posons la question de savoir quelle a été l’implication du panafricanisme face à l’idéologie néocolonialiste en Afrique indépendante ?

I) APPROCHE CONCEPTUELLE : ORIGINE ET FONDEMENTS DU PANAFRICANISME ET DU NÉOCOLONIALISME

1)le panafricanisme

Si le mot « panafricanisme » est né avec la « conférence panafricaine » de 1900, la réalité du panafricanisme est attestée bien avant cette date et peut être associée à plusieurs facteurs et initiatives.[1] Le panafricanisme provient du refus de la traite Négrière ,de l’esclavage et du refus des noirs de leur conditions juridique dans le nouveau monde. C’est un mouvement politique, une doctrine qui tende à favoriser le rapprochement et l’union des pays, des peuples et des cultures africaines. Nkwame Nkrumah définissait le panafricanisme comme  l’expression des aspirations des descendants des peuples africains[2] Ce mouvement vise l’unité des africains d’Afrique et de la diaspora .Plusieurs individus ont longtemps défendu avec ardeur la cause panafricaine ; ils sont dans une certaine mesure considères comme les pionniers de ce mouvement.

  • Henry Sylvester Williams

Avocat de formation, H.S. williams est originaire de la Trinidad.Inscrit au barreau des avocats de Londres, il dressa de solides relations avec les africains installes à Londres notamment avec ceux de la Pan African Association. Il devient alors le conseillé juridique des chefs d’Afrique méridionale dont les terres étaient convoitées par les Boers[3].En 1900 , il convoque à Westminster Hall à Londres une conférence destinée à protester contre la spoliation des terres des africains. Sylvester williams est considéré comme le père spirituel du panafricanisme.

  • Dr williams E. Burgarhrt Du Bois

    WEB. Du bois naquit le 23 février 1868 à Great Barrington dans le Massachusetts.C’était un brillant étudiant et universitaire, qui fut l’un des premiers noirs à être admit à l’université Harvard. face à la discrimination, la ségrégation raciale et la marginalisation des noirs, le sociologue[4] WEB du bois créa en 1905 un mouvement de protestation dénommé « mouvement du Niagara»[5].il affirmait :« Nous revendiquons chaque droit politique, civil, social qui appartient à tout américain ne libre et nous ne cesserons pas de protester et de rebattre ces oreilles de l’Amérique jusqu’à ce que nous ayons obtenu ce droit »

En 1908, le « mouvement du Niagara » deviendra le national association for the advancement of coloured people (NAACP). Il collaborait dans cette association avec des blancs libéraux qui défendaient la cause des noirs.

  • Marcus Garvey

Née en 1885, à la Jamaïque, avec Marcus Garvey, l’idée panafricaine se concrétisa lors du Ier Congrès panafricain (Paris, 1919) avec la revendication du droit des Noirs à disposer d’eux-mêmes, énoncée par le Noir américain Burghard Du Bois, en reconnaissance du sang versé par les Noirs africains et américains au cours de la Première Guerre mondiale. De congrès en congrès, Du Bois parvint à sensibiliser les intellectuels noirs des deux continents, en particulier les Antillais et, surtout, les Africains.

     2) le néocolonialisme

Le plus grand danger que court actuellement l’Afrique est le néocolonialisme[6].Ce terme a été utilisé pour la première fois par Nkwame Nkrumah en 1965, dans son ouvrage intitule le néocolonialisme : stade suprême de l`impérialisme. Le néocolonialisme désigne alors en accord avec l`étymologie des formes nouvelles de colonialisme. Il caractérise une politique poursuivie par les anciennes puissances coloniales dans leur rapport avec leurs anciennes possessions devenus souveraine, tendant à maintenir ou à rétablir ces territoires dans une certaine dépendance, généralement économique. La doctrine du néocolonialisme est fondée sur l`idée que la fin de la période coloniale n`a pas mis un terme à l`oppression et a l’exploitation des peuples colonises. « Les colonisateurs sont partis tout en restant présent » ces puissances ont accordé des indépendances fictives, indépendances des drapeaux, mais ont tisses des liens leur permettent de garder leurs anciennes colonies sous leur emprise.

Le phénomène néocolonial tire ses origines de la volonté des pays développés et surtout occidentaux à vouloir maintenir leur domination sur les peuples colonises d’Afrique décidés à recouvrir leur souveraineté, mais aussi dans la faiblesse de l’état post colonial et du laxisme des peuples africains.

Le néocolonialisme peut également décrire une politique impérialiste menée par une ancienne puissance coloniale vis-à-vis de son ancienne utilisant diverses méthodes d’influences ou de domination. Quand nous abordons les méthodes d’influence ou de domination, nous palerons des méthodes et des manifestations du néocolonialisme en Afrique. le néocolonialisme se décline en plusieurs approches. En lieux et place d’un contrôle militaire, les puissances colonialistes utilisent des prétextes humanitaire et démocratique pour justifier la présence militaire. Ainsi ces puissances installent leurs bases militaires dans des points stratégiques en Afrique. Les révoltes sont écrasées par des méthodes de contre- insurrection. Nkwame Nkrumah dans son ouvrage intitule L’Afrique doit s’unir pense que : « il crée des états clients indépendants sur le papier mais, en réalité, sujet de la puissance même qui est censée leur avoir donné l’indépendance » « c’est l’une des diverses formes de pays dépendant qui, sur le plan politique jouissent d’une indépendance formelle, mais en fet sont empêtrés dans le filet de la dépendance financière et diplomatique. »

En réalité, la France n’a jamais eu l’intention d’accorder l’indépendance à ses colonies. Face au mouvement nationalistes qui se sont développés, la France ne pouvait plus leur prive de leur souveraineté. Mais il serait vraiment horrible de perdre un grand fournisseur de matières premières de bon marché. Sur le plan économique, au lendemain de la deuxième guerre mondiale, la France créa des organismes financiers pour « aider » au développement économique de ses territoire d’outre-mer. Ces « aides »constituent une dette et permet à la France de garder ces pays sur son emprise. C’est ainsi que l’on retrouve les institutions du néocolonialisme en Afrique comme le FIDES (fond d’investissement et de développement économique et social), la CCCOM (caisse centrale de la France d’outre-mer), la francophonie, la banque mondiale, le Commonwealth, le FMI …

II)L’ACTION DU PANAFRICANISME FACE AU NÉOCOLONIALISME

  1. La création de l’OUA et le soutient au mouvements de libérations

La naissance de l’organisation de l’unité africaine(OUA) à Adis Abeba du 22 au 26 mai 1963 se situe dans cette conjoncture ; trente et un chefs d’états et de gouvernement se retrouvèrent dans la capitale Éthiopienne dans l’enceinte de l Africa Hall.C’était le plus grand rassemblement de ce genre jamais conteste dans l’histoire contemporaine. L’Éthiopie premier pays indépendant d’Afrique faisait honneur à ce titre. Le projet prépare en l’Éthiopie et donc beaucoup pensaient qu’ils devaient remplacer les chartes de Casablanca et de Lagos ne fit pas acceptes d’emblée, malgré le travail préalable des ministres des affaires étrangères. C’est que les participants restaient divisés quant aux contenu de l’unité africaine. Certains pensaient à l’unité politique et organique, tandis que d’autres visaient une union faite de coopération technique et fonctionnelle.Certains pensaient en terme de créations immédiate,d’autres prévoyaient, selon le mot du président HOUPHOUET BOIGNY, les étapes nécessaires. Le président NKWAME NKRUMAH venait de publier un livre intitule « L’Afrique doit s’unir » se livra à une analyse accélérée de la situation économique de l’Afrique : « nos capitaux coulent en véritables torrents pour irriguer tout le système de l’économie de l’occident. Pendant des siècles, l’Afrique a été la vache à lait du monde occidental. » Puis, il proposa la création d’un système de défense commune dirigé par un commandement suprême Africain, un système monétaire commun, un marché commun Africain, bref un gouvernement continental.

        Le soutien au mouvement de libération du panafricanisme.Quelle est la contribution du panafricanisme a la libération de l’Afrique ? le panafricanisme en tant que mouvement de libération a atteint son apogée pendant la première décennie ayant suivi l’accession de l’Afrique a l’indépendance. Les panafricanistes organisent des congres : le congrès panafricain de Manchester en octobre 1945. Ces congres rassemblèrent plus de 200 délégués. Ces débats portaient essentiellement sur la libération de l’Afrique colonise. A la suite du congrès de Manchester, plusieurs résolutions furent annoncées. Les panafricanistes exigeaient l’émancipation et l’indépendance complet des africain et des autres groupes raciaux assujettit à la domination des puissances européennes .

-l’abrogation immédiate de toutes les lois raciales et discriminatoires

-la liberté d’expression, d’association et de réunion, la liberté de la presse

-le droit de vote et d’éligibilité pour toutes homme ou femme âgée de plus de 21ans

-l’accès de tous les citoyen au soin médicaux , a la protection sociale et a l’éducation[7]

 De plus, les africains avertissaient formellement les puissances européennes de leurs volontés de recourir à la force pour se libérer, si elle persistait à gouverner l’Afrique par la force. Ils exhortaient les africain à s’unir, à s’organiser et à lutter jusqu’à l’indépendance totale.

 Dans l’histoire du panafricanisme comme mouvement de libération est dominé par la figure de kwame Nkrumah. Il sut mobiliser en faveur de la cause panafricaine, les dirigent africain des mouvements de libération et des états indépendant. Il organisa la première conférence des états africain à Accra au Ghana. La conférence d’Accra visait l’aide au mouvement de libération nationale, la formation d’un front uni au sein de l’ONU et non alignement.

 La deuxième conférence des états africains indépendants eu lieu à Monrovia en 1959.

Il existait en Afrique deux organisations panafricaines et régionales principalement chargée de coordonner la lutte pour la libération.Le Pan-African freedom movement for eastern central and southern Africa. (Mouvement de libération panafricaine de l’Afrique orientale,centrale et australe) dont regroupant l’Éthiopie, le Kenya,l’Ouganda, la somalie, le Tanganyika, le zanzibar.

 Nous avons également le RDA (le rassemblement démocratique africain). Ce parti politique avait des branches dans différents pays. Au Cameroun par exemple c’était l’ upc même qui a un moment donné ne partageait plus la même vision que le RDA. Néanmoins, l’ UPC parti nationaliste à lutter pour l’indépendance, la réunification et l’élévation du niveau de vie des camerounais.

  • La réécriture de l’histoire africaine et la redécouverte des valeurs africaines

Le mouvement panafricaniste n’a été basé essentiellement sur la lutte de libération l’Afrique. Ce mouvement panafricaniste s’est également exprimer dans la réécriture de l’histoire africaine.L’évolution de l’histoire a connue deux principale phases ; la première est celle ou la totalité des documents sur l’Afrique est le fruit des auteurs occidentaux ou certain considéraient l’Afrique comme un peuple ahistorique. La seconde phase est l’évolution de l’historiographie africaine est celle de l’émergence des historiens africaniste. Les historiens africanistes sont des spécialistes qui récusent la thèse d’une Afrique ahistorique. Ils militent pour la revalorisation et la réécriture de l’histoire africain. La principale mission de ces spécialistes est la réhabilitation de l’histoire africaine pour supprimer les incorrections qu’elle renfermait jusqu’à la. Le projet de la réécriture de l’histoire de l’Afrique tend progressivement à se concrétiser via le projet de l’UNESCO dans les ouvrages histoire générale de l’Afrique en plusieurs tomes.

  1. LES CONSÉQUENCES DE L’ACTION DU PANAFRICANISME FACE AU NÉOCOLONIALISME
  2. L’accession de certains états à l’indépendance

La marche vers l’indépendance des états africains a été l’un des phénomènes politiques les plus spectaculaires de la deuxième moitié du XX ème siècle. Le mouvement commencé dans l’Afrique occidentale britannique, va s’étendre très vite aux états francophone puis à l’Afrique belge.

  • Le cas du Ghana en Afrique britannique

L’opposition africaine se crispa avec l’intervention des anciens combattants revenu de l’inde et de la Birmanie. Toutes ces forces effervescentes vont se regrouper autour d’un avocat raffiné, Aristocrates de naissance, J.B. DANGUAH, réformiste qui croyait en l’ autorité d’une minorité éclairé au sein de son partis ,le rassemblement de la gold coast unie (UGCC) constitué en 1947 .Un bon en avant fut réalisé dans la marche vers la libération politique  a quant J.B.DANGUAH fit appel à un jeune étudiant africain à Londres, afin d’en faire le secrétaire général du partis .C était Francis Nkwame Nkrumah il étudia au États-Unis tout en travaillant comme garçon de restaurant pour subvenir à ses besoins. Revenu au pays natal, il était un grand nationaliste que ce mouvement se faisait par de dimensions internes scindé. Les dirigeants de L UGCC reprochaient à Nkrumah son activisme et son désir d’associer et d’entrainer immédiatement les masses .Par la suite il créa le CPP (rassemblement du partis populaire) face à l’oppression britannique, les deux partis révélèrent aussitôt leurs méthodes . L’UGCC répondit : « discussion pour l’autonomie le plutôt possible ». Le CPP lança : « action positive pour l’autonomie immédiate : « self gouvernent now » dans écrit de l’époque Nkrumah expliquait que, dans un pays ou la grande majorité du peuple ne s’aient ni lire ni écrire, la seule valable est celle de l’ action.Alors obtenu son indépendance en 1957, le Ghana n’a pas subi les mêmes tortures que les pays de l’Afrique française.

  • Cas de l’Afrique du nord

Dans les pays africains, ou la lutte pour la libération était active, certains états ont accédé à l’indépendance très tôt. Pendant les années 1950, quelques états ont eu leurs transferts de compétence à l’exemple de la TUNISIE et le MAROC qui ont eu leurs indépendances en 1956 et l’Égypte en 1936. C’est ce qui explique le résultat des panafricanistes de cette partie du continent.Contrairement à l’Afrique occidentale centrale et orientale, qui a connu un retard suite au développement des panafricanistes et à la répression de l’administration française en Afrique.


  1. L’assassinat et le renversement de certains leaders panafricains

    Ayant longtemps combattu contre le colonialisme et toutes ses formes, plusieurs leaders panafricains se sont illustrés par leurs détermination, leur charisme, et le projet de voir une Afrique unie, prospère et libre. Ces héros africains à la période post-indépendantiste vont être pour la plupart assassinés.Ce sont parmi tant d’autres :THOMAS SANKARA (haute volta), PATRICE LUMUMBA(Congo) ,SEKOU TOURE(guinée Conakry),BARTHELEMY BOGANDA,AMILCAR CABRAL (Guinée biseau), RUBEN UM NYOBE(Cameroun), MOUAMMAR KHADAFI (Lybie)et bien d’autres. Ce sont pour la plupart ce qui appartient au groupe Casablanca.

  • THOMAS SANKARA(1949 -1987)

Thomas Sankara, L’ancien président du Burkina Faso (haute volta), est l’une des figures légendaires en Afrique. C’est une figure emblématique qui a voulu donné un élan nouveau à l’ancienne haute volta.il a cerne la spirale de la corruption en utilisant une honnêteté et une intégrité exemplaire dans l’exercice du pouvoir.Il a également milité pour la sortie des pays africains de la dette qui est un lourd fardeau pour le développement. Thomas sankara n’a que 33 ans lorsqu’il prend le pouvoir le 4 aout 1987 à la faveur d’un coup d’état. Il a à peine 37 lorsqu’il meurt le 15 octobre 1987 assassiné avec douze autres personnes.il s’est également démarqué par ses prises de position en faveur de l’Afrique aux sommets de l’organisation de l’unité africaine (OUA) et l’inion Africaine (OUA).

  • PATRICE LUMUMBA

      Originaire de la province pauvre du Katago Kombé, il s’installe à Léopoldville en 1947 et milite dans diverses associations. D’abord modéré, proche du Parti libéral belge, il évolue après 1958 vers un radicalisme anticolonialiste et panafricain qui inquiète les forces conservatrices et les pays occidentaux. Nommé Premier ministre en 1960, il fait appel aux casques bleus de l’ONU pour lutter contre le séparatisme katangais et accepte une aide matérielle de l’Union soviétique. Désavoué par le président Kasa-Vubu et trahi par le chef de l’état-major, le colonel Mobutu, il est arrêté et assassiné en janvier 1961.[1]

  • SEKOU TOURE

Autodidacte, Sékou Touré entre en 1940 au service des postes de Conakry. Il fonde dès 1945 le syndicat des travailleurs des PTT et en devient le secrétaire général. Parallèlement à ses activités syndicales, il commence à prendre une part active dans la vie politique en participant en 1946 à la fondation du Rassemblement démocratique africain (RDA), en lutte pour l’indépendance de l’Afrique occidentale. Proche du leader ivoirien Félix Houphouët-Boigny, il crée en 1952 la section guinéenne du RDA, baptisée Parti démocratique de Guinée (PDG), et est élu maire de Conakry en 1955. Organisateur des grandes grèves de 1952-53, il se distingue en faisant céder l’administration française. Ce succès lui vaut d’être promu en 1956 au poste de secrétaire général de l’Union générale des travailleurs d’Afrique noire (UGTAN), ce qui lui permet de développer son assise régionale. La même année, il est élu député à l’Assemblée nationale française. Sékou Touré se maintient au pouvoir jusqu’à sa mort subite, le 26 mars 1984, aux États-Unis. Le système qu’il avait édifié s’effondre dès le 3 avril suivant, avec le coup d’État de Lansana Conté.[2]

  • AMILCAR CABRAL(1921-1973),

    C’est un homme politique guinéen, promoteur de l’indépendance de la Guinée portugaise et des îles du Cap-Vert. Né dans les îles du Cap-Vert, sous domination coloniale du Portugal, formé à Lisbonne, Amilcar Cabral fut l’un des fondateurs du Centre d’études africaines dans la capitale portugaise (Lisbonne), en 1948. En 1956, revenu en Afrique, il fonda le Partido Africano da Independencia da Guinea e Cabo Verde (PAIGC, Parti africain pour l’indépendance de la Guinée portugaise et des îles du Cap-Vert), d’inspiration marxiste, dont il devint le président. Cette même année, il fonda le Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (MPLA) avec Agostino Neto. Engagé dans une guérilla contre l’occupation portugaise, il contribua à la création, en 1972, de l’Assemblée nationale populaire de Guinée. Son assassinat, à Conakry, le 20 janvier 1973, fut attribué aux Portugais. Un an après sa mort, la Guinée portugaise accédait à l’indépendance sous le nom de Guinée-Bissau.[3]

CONCLUSION

Parvenu au terme de notre investigation, sur le panafricanisme et le néocolonialisme en Afrique indépendante, il était question de montrer l’implication ou le rôle du panafricanisme face au néocolonialisme. Il en découle que le panafricanisme à travers ses leaders et ses organisations ont lutté pour empêcher ces relations de domination postcoloniales. Ainsi les panafricanistes créèrent un organe de regroupement en 1963 pour promouvoir l’unité et la solidarité des États africains, harmoniser les lignes de conduite politiques, économiques, culturelles, médicales, scientifiques et militaires, défendre l’indépendance et l’intégrité territoriale des États membres et éliminer le colonialisme d’Afrique, de plus ceux-ci soutenaient les mouvements de libération des pays africains du joug colonial et ensuite participèrent à la réécriture de l’histoire africaine qui, jusqu’ici était écrite par les européens. Malheureusement, ces visionnaires vont être assassiné et renverse pour la plupart abandonnant leur projets et aspirations aux générations futures. Dès lors quel est devenu le panafricanisme de nos jours ?


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CAMEROUN : De l’Etat fédéral à l’Etat Unitaire

     L’histoire du Cameroun est profondément marquée par une série de mutations. Le changement du statut du Cameroun est la résultante d’une série de faits majeurs notamment la volonté de celui-ci d’être uni pour le progrès et le développement. Du statut de territoire sous protectorat allemand Schutzgebiet(1884-1916) à territoire sous mandat de la société des nations (1922-1945), puis territoire sous tutelle de l’ONU (1945-1960). Après l’accession du Cameroun à la souveraineté politique le premier janvier 1960, place à la réunification le 1 octobre 1961 : à l’issu du plébiscite du 11 février 1961, le southern Cameroon décide de se rattacher à la république du Cameroun indépendant.

Plusieurs éléments ont favorisé le passage de la république fédérale à la république unie du Cameroun. Les institutions de la république fédérale se présentent comme suit :

  • 01 Etat fédéral
  • 02 Etats fédérés
  • 03 gouvernements
  • 04 assemblées
  • 02 systèmes judiciaires

Ces institutions de la république fédérale du Cameroun sont très complexes et entrainent la lourdeur de l’administration, et de nombreuses dépenses pour un pays modeste qui tire ses principales ressources de l’agriculture. Nous pouvons dans un autre aspect noter la volonté du président Ahmadou Ahidjo de concentrer le pouvoir entre ses mains puisque celui-ci était éparpillé à travers les différentes institutions de l’état fédéral. Après douze ans de fédération, leCameroun franchi l’étape décisive de l’unification. Le 6 mai 1972, le président Ahidjo annonça à l’assemblée que le référendum annonçant l’état unitaire devait être organisé.

à suivre…

Le système de l’indigenat : cas du Cameroun 🇨🇲

Première partie : les causes de l’indigenat.                                                           Le système de lindigénat est introduit au Cameroun le 08 Août 1924 par un décret de l’administration coloniale francaise. Le Cameroun n’a jamais été une colonie mais, ce territoire a été administré comme une colonie française ratachée à l’Afrique Équatoriale Française (AEF) était soumis à la politique de l’assimilation.c’est une politique qui consiste à faire des camerounais ayant été à l’école occidentale des citoyens français. Ainsi,le système de l’assimilation distinguait deux catégories d’individus : les citoyens ou évolués ( personnes assimilés aux lois françaises) et les sujets (personnes soumisent aux lois françaises). En ce qui concerne les droits, les citoyens disposaient des mêmes droits que les français par contre les les sujets n’avaient aucun droit.           Deuxième partie : les manifestations du système de l’indigénat.

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le Néocolonialisme en Afrique indépendante

Approche conceptuelle: origine et fondements du néocolonialisme en Afrique

  la colonisation a permit l’exploitation des ressources du continent Africain.En réalité, les puissances impérialistes n’ont jamais eues l’intention d’accorder l’indépendance aux colonies d’Afrique.Face à la pression des mouvements nationalistes au lendemain de la seconde guerre mondiale. les puissances coloniales ne pouvaient plus les privés de leur souveraineté. Pour eux, il serait vraiment horrible de perdre un grand fournisseur de matières première de bon marché.Que faire?

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« les colonisateurs sont partis tout en restant présent, en accordant des indépendances fictives, indépendance des drapeaux et ont tissés des liens leur permettant de garder leur anciennes colonies »

le phénomène Néocolonial tire ses origines de la volonté des pays développés et surtout des occidentaux à vouloir maintenir leur domination sur les peuples colonisés d’Afrique décidés à recouvrir leur souveraineté.Ce phénomène  se développe également en raison de la faiblesse des états post coloniaux, du laxisme et de la résignation des peuples Africains.pour Nkwame Nkrumah dans son ouvrage L’Afrique doit s’unir,paris,présence africaine,1994,page 202,  » le plus grand danger que court actuellement l’Afrique est le néocolonialisme ». Cette nouvelle forme de domination caractérise une politique poursuivie par les anciennes puissances coloniales dans leur rapports avec leur anciennes possessions devenues souveraines, tendant à maintenir ou à rétablir ces territoires dans une certaine dépendance, généralement économique.